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samedi 2 octobre 2010

El proyecto a nivel nacional, a nivel de la cooperativa y mi mandato

El proyecto a nivel nacional, a nivel de la cooperativa y mi mandatoLes trilingües… je pensé que il y a juste vous qui peuvent comprendre…
«Mejoramiento de la productividad, calidad y comercialización de café diferenciado, en 200 cafetaleras de socios y socias de la cooperativa 10 de Mayo R.L»
Este proyecto está financiado en mejor parte por la Fundación para el Desarrollo Tecnológico Agropecuario y Forestal de Nicaragua (FUNICA). Además de subvencionar la C.A.C 10 de Mayo R.L, FUNICA apoya 37 organizaciones del norte del País (Las Nuevas Segovias, Madriz, Esteli) cuales necesitan desarrollo de la cadena del café. La meta del proyecto a nivel nacional es de desarrollar la industria del café en cada paso de la cadena; producción, captación, certificación, acopio, beneficio húmedo y seco, negociación, exportación, desarrollo de mercadeo local e internacional, etc. Para lograr esta meta, la Red de Café de las Segovias es también muy implicada en el apoyo. Ella trabaja por el fortalecimiento de la cadena, ofertando capacitaciones sobre diferentes asuntos (certificación, captación, calculación de cortos de producción, proceso de comercialización, proceso de negociación con los exportadores, etc). Entonces, los diferentes órganos trabajan de manejo solidario para desarrollar la economía en la región.
El tiempo de ejecución del proyecto es de 24 meses.
Inicio en septiembre 2010 (antes el initio de la preparación de la primera cosecha) y se terminara en septiembre 2012 (después el fin del proceso de venta de la segunda cosecha).
El presupuesto total por los dos anos es de 79 748,94 US$. De este monto, 63 749,20US$ (80%) proviene del aporto de FUNICA y el resto de 15 999,74 US$ (20%) proviene del aporto de los productores y productoras de los comunidades participantes.
Los Municipio donde el proyecto será implementado son: Telpaneca (Madriz), Totogalpa (Madriz) y Pueblo Nuevo (Esteli). Al origen, había 200 productores y productoras implicados en el proceso (160 hombres y 40 mujeres). Ahorita, calculamos el monto total de fincas aproximativa a 150.  Entonces, si nosotros contamos los participantes indirectos beneficiando del proyecto (familia e hijos) serian más o menos 600 personas quien tenería un mejoramiento de sus condiciones de vida.  
Estos productores son pequeñas y medianos productores de café, socios y socias de la C.AC. 10 de Mayo R.L.
En el proyecto, trabaja el Coordinador del proyecto (Dani Moncada Sánchez), dos técnicos (Néstor y Edgaro) y yo, pasante de SUCO por un duración de 5 meses.
De manejo global, las metas del proyecto son 1) Contribuir al desarrollo económico local y 2) Contribuir al mejoramiento de la calidad de la vida de los asociados.
De manejo más técnico los objetivos por año son:
Año 1: Producir un café que podría ser certificado Justo.Año 2: Producir un café de cualidad especial.
Para hacer so, el proyecto pretenda a eliminar los problemas de mal producción (1-Mal manejo en el beneficio húmedo del café, 2- Mal manejo de fertilización y la mala regulación de sombra y 3- La recolección inmadura del café) en apoyando los productores y productoras con capacitaciones (escuela del campo) y seguimiento en el terreno con técnicos.
Buenas prácticas agricultura (BPA) y buenas prácticas de beneficio (BPB) son los dos principales cambios necesarios para lograr a una producción de mejor calidad y cantidad cuales son indispensables para lograr a un café certificado justo de cualidad especial (objetivos año 1 y 2).
La obtención de un café certificado justo y de cualidad especial es que falta para permitir a lograr un mejor precio de venta y así mejorar la calidad de vida de los socios con un mejor ingreso y un producción más sana por el entorno (conservación del suelo, tratamiento de los aguas mieles, usa de fertilizantes y abonos orgánicos, etc.)
Tambien, tener un café de mejor calidad, no es todo. El proyecto pretenda también a seguridad los canales de comercialización para asurar la venta del café a nivel internacional. Para hacerlo, es necesaria de tratar con los exportadores y compradores y negociar un contrato que garantirá mejor ingresos por la familia de los productores.
El proceso de comercialización es más complicado que solamente negociar un precio de venta. Para permitir una buena comercialización, necesitamos a hacer une buena estudio del mercadeo para apoderarse los oportunidades en la industria y aprovechar de los fortalezas de la organización.
El mandato escrito el año pasado por la pasante de SUCO en apoyo en el proyecto de Mejoramiento de la productividad, calidad y comercialización de café diferenciado, en 200 cafetaleras de socios y socias de la cooperativa 10 de Mayo R.L estaba el siguiente:

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Poste : Conseiller ou conseillère en mise en marché de produits agricoles
Mandat: Réaliser une étude de marché sur la production et commercialisation du café pour les producteurs et productrices membres d'une coopérative rurale.
Objectifs spécifiques de la tâche:
ü  Inventorier la production de café dans la zone d'intervention
ü  Identifier des marchés locaux et internationaux potentiels
ü  Proposer un plan de commercialisation en coordination avec des alliés locaux potentiels
ü  Proposer des stratégies de promotion et de diffusion


MI APOYO
ü  Para responder  a las necesidades del proyecto y de la cooperativa, yo determiné los tres ajos de acción siguientes.
ü  Hacer un estudio de mercadeo a nivel local e internacional
ü  Escribir y presentar un plan de marketing a nivel local e internacional por los dos próximos anos
ü  Elaborar et presentar un documento de trazabilidad a los productores y productoras.

Stagiaire en commercialisation de produits-agricoles

Stagiaire en commercialisation de produits-agricolesÀ tous ceux qui se demandent encore ce que je fais tous les jours.
J’avoue, je ne vous ai pas vraiment encore expliqué ce que c’est mon mandat. C’est qu’au début je ne pouvais pas. Je ne savais pas. Avant de partir, je ne savais pas. D’ailleurs le mandat que j’ai lu avant de quitter le pays n’est pas celui que je vous dicte maintenant.
Poste : Conseiller ou conseillère en mise en marché de produits agricoles
Mandat: Réaliser une étude de marché sur la production et commercialisation du café pour les producteurs et productrices membres d'une coopérative rurale.
ü  Objectifs spécifiques de la tâche:
ü  Inventorier la production de café dans la zone d'intervention
ü  Identifier des marchés locaux et internationaux potentiels
ü  Proposer un plan de commercialisation en coordination avec des alliés locaux potentiels
ü  Proposer des stratégies de promotion et de diffusion
Ca ne vous en dit pas tant non plus… ceux qui parlent espagnol pourront lire ma description plus détaillée plus bas. Pour les autres étudiants en gestion ou en marketing qui sont intéressés, voici brièvement le projet.
Le projet vise à améliorer la qualité de vie des producteurs et productrices de café des communautés de Totoglapa, Talpaneca et Pueblo Nuevo. Pour  arriver, il fait améliorer la production, la qualité, et les canaux de distribution du café. L’objectif est donc d’augmenter la production de 5 à 7 quintal par Manzana, augmenter la qualité de café à une qualité de 84% et plus (pour pouvoir le vende sur un marché niché d’acheteur) et finalement, certifier le café équitable (pour profiter des opportunités du marché international mais surtout parce que un café équitable paye un prix juste à tous les échelons de la chaîne de production) pour sécuriser les canaux de vente.
Le projet est financé par FUNICA à 80%, le reste ce sont les producteurs (ou la Coop) qui en assument les coûts. Le projet est un projet sur deux ans, avec un budget de 79 000$. Un coordonateur de projet, 2 techniciens et moi (mais pour 5 mois uniquement). C’est 150 fermes touchées directement, plus de 600 personnes indirectement.
Je suis vraiment choyée, le projet a commencé avec mon arrivée, en septembre alors tout est en mise en fonction et c’est vraiment trop cool de pouvoir vraiment faire une différence. Ca commence d’abord par toutes les méthodes de culture du café équitables et saines pour l’environnement. Il faut apprendre aux cultivateurs à cultiver les terres, prendre soin des maladies, appliquer les bons dosages d’ombre, récolter, etc. Il faut donc former un groupe de promoteur pour chaque région qui pourra aider les producteurs de manière durable. Ensuite, il faut assurer qu’ils compilent toutes leurs étapes de production puisque cette étape est cruciale à l’obtention d’une certification. Il faut aussi leur fournir des moyens financiers pour y arriver, négocier des ententes avec les exportateurs, les centres de séchage, et les acheteurs. Tout est à faire.
Ce que moi, je vais faire ici c’est trois choses.
1-      Étude de marché internationale et locale
2-      Rédaction d’un plan de marketing international et local
3-      Rédaction d’un document sur la traçabilité et formation aux producteurs.
Concrètement, j’ai déjà écrit les fiches d’informations sur les producteurs (étude sur le terrain, rassemblement de données primaires), élaboration d’une base de données (pour compiler et analyser les données des 150 fermes). Nous sommes en ce moment, en train d’interviewer les producteurs et productrices… tâche ardue. J’ai assisté à des formations sur les certificateurs, sur les processus de control de qualité, sur la dégustation de café, à des visites de férias, des réunions avec la Red de café, des conférences, j’ai lu des centaines de pages d’informations, j’ai rencontré des producteurs, des exportateurs, des gouteurs, des coopératives…. La liste est longue.
Il me reste à ce jour 3 mois et demi pour y arriver. Je ne dis pas que c’est pas possible. C’est même mon objectif. Mais je ne dit pas que ce sera facile.
C’est parce que mon intérêt est réel et mon dévouement aux gens profond que ce sera possible.
Je suis une femme de défi, en voici un de taille mais je suis prête à le relever parce que je suis qui je suis, parce que je suis devenue plus forte en étant ici et parce que maintenant, je parle espagnol.

Buenas dias, Buenas Noches

Buenas dias, Buenas Noches. Une journée typique dans ma vie.Pour ceux qui ont habité, travaillé ou étudié avec moi. Pour ceux qui me connaissent.
Entre 3h30am et 6h00am… je me réveille, tous les matins. Est-ce que c’est parce qu’il y a du bruit, non. Est-ce qu’il fait chaud? Pas vraiment. Froid? Non plus, j’ai mon ventilateur si il fait chaud et ma couverte si il fait froid. La lumière du soleil peut-être? Non plus… quand j’étais a Esteli, j’avais une fenêtre. Mais à Somoto, j’ai pas de fenêtre. Je n’ai pas vraiment de raison pour me réveiller si tôt. Seulement, je suis réveillée, tous les matins. Je reste dans mon lit, je tourne en rond, vers 6h00, 6h30 je me lève, je me demande si il y a encore pas d’eau. Je vérifie, si il y en a, je suis contente, une belle journée de travail à venir, je prends ma douche, brosse mes dents, flush la toilette, déjeune, m’habille, me rebrosse les dents (il y a de l’eau!), je lave la vaisselle, je mets du mascara, je remplie ma bouteille d’eau, mets dans mon sac mon ordi, ma bouteille, mon cellulaire, mon parapluie, 150C$, et je referme le cadenas du portique derrière moi, et je suis partie pour la victoire.
7h35, je marche vers l’arrêt d’autobus. Marcher vers l’arrêt d’autobus peut paraître banal. Mais croyez moi ce ne l’est pas. Je dois affronter tous les matins la même chose; Buenas señora, chavala, guapa, bella, chica, Nina, presiosa, princesa, linda… tous les noms possibles. Vous savez ce que j’ai mis ce matin, rien de différent : une paire de Jeans bleu, des sandales Colombia beige pas sexy du tout, un t-shirt ben normal (pas de camisole où on voit les épaules ou les seins…nenon rien de ça!) Des fois, j’ai même un chandail à manche longue. Rien à voir avec les mini-jupes, les short-shorts ou même les short-long. Rien à faire, c’est tout le temps la même chose. Si je suis de bonne humeur, je répond à leurs sifflements par un Buenas!, si non, je marche et ne leur porte pas attention. Habituellement, leur dire Buenas les surprend et les fait taire. J’aime surprendre les hommes ou soutenir leurs regards, ils se taisent.
7h50, arrivée à la station de bus, je  m’assoie dans le bus et attends le départ. Contrairement à ce qu’on peut penser, les bus sont jamais en retard ici, dès fois même, ils sont en avance. Départ pour Palacaguina à 8h00am. Paye à mon ami le collecteur d’argent qui s’étonne à chaque fois de me voir encore dans le même autobus. Après lui avoir expliqué je j’habite à Somoto et que je travaille à Palacaguina, il me demande pourquoi j’étais pas dans le bus la veille? Dépendamment de ce que je faisais, je lui réponds : Fui in Ocotal por una capacitacion, fui al campo, fui a Corn Island, fui a Esteli… Je sors mon diccionario de la calle ou mon livre sur l’agriculture, ou mon livre sur le café, et je lis.. en espanol bien sûr!
8h30, j’arrive à Palacaguina, je guette le bon moment pour me lever, je vois la pancarte Claro sur le coin, ca y est, Permiso, disculpe, permiso, encore de la misère à sortir. Mais le chauffeur connait mon coin (c’est pas vraiment un arrêt, c’est juste un coin, la Parada d’autobus est plus proche du parc). Je marche 45 secondes vers la coopérative. Le gardien attend à l’entrée avec son drôle de gun, m’ouvre la grille et ensuite la porte. Gracias! Je dis bonjour à tous le monde dans le bureau en entrant, Buenas Dias, je raconte ce qu’il y a de nouveau…. Je placote, socialise… ça fait partie de l’intégration dit-on!
8h45, je m’installe avec mon ordi sur le coin de la table…. C’est l’endroit le plus confortable que j’ai trouvé dans la Oficina. Il y a un ventilateur! Je travaille dans la même pièce que mon Coordonateur de projet, Dani, et les deux techniciens, Edgar y Nestor. Dani me dit qu’on va parler de la présentation à faire au CA ce matin, on présente cet après midi. D’accord. Je sue, pas à cause de la présentation.. mais juste parce qu’il fait chaud et que je suis en jeans. J’ai chaud quoi. Plus tard il me dit qu’on va parler de la chose plus vers 11h. Et finalement vers 13h, après el almuerzo.  C’est pas grave, de toute façon je suis bien occupée, je travaille, je lis, j’écris une fiche, je trouve une info intéressante, je l’envoie à l’équipe, je recalcule le prix des certificateurs…  j’ai pleins de choses à faire, c’est pas ça qui manque.
12h, Almuerzo, je sors de la Coopérative. Je marche vers le Comedor chez Gloria. Je m’assoie au bar, ou à la table en plastique du bar, ou à la petite table cute dans le resto, où il fait plus frais. Je fais la conversation avec le serveur. Ils sont bien sympathiques ces gens. Les assiettes sont grosses et pas chères, mais il n’y a jamais bien de choix… C’est pas mal tout le temps du poulet, du biftek, ou des croquettes de poulet. Il m’est arrivé une fois d’avoir de la soupe. Je mange en ajoutant beaucoup de limon, J’adore le limon ici. Je paye mes 65C$ (3 US$), et je retourne travailler.
13h15, toujours personne au travail, Dani arrive vers 13h30. La présentation est à 14h. Mais elle aura peut être pas lieu… L’après midi passe, comme le matin. Finalement, le conseil d’administration n’est pas venu. Je travaille encore assidument, j’apprends, je cherche des mots sur wordreference.com… vive internet!
16h10 je range mes choses, je dis au revoir à tout le monde… Je pars tôt je sais. Mais j’ai pas le droit de voyager quand il fait noir… (c’est la règle) et le bus d’après est dans une heure… et si je prends le bus de 17h30, j’arrive à Somoto quand il fait noir, et c’est pas bon ca! Mais bon, une fois sur deux, je sors de la Coop, je marche vers l’arrêt par le chemin qui me permet de voir l’autobus si il passe…  mais non! Encore une fois, j’ai manqué l’autobus. Normalement, il passe vers 16h19. Mais comme je vous disais, il est jamais en retard, seulement en avance, alors je l’ai manqué. À quoi bon sortir du travail à 16h10 si je dois attendre le prochain bus pour Somoto à 17h15. Alors j’attends. Des gens random viennent me parler, des femmes, des chauffeurs de taxi, des vedeurs de trucs… habituellement, il commence à pleuvoir entre 16h45 et 17h30. Juste quand j’attends l’autobus. Je me demande si Omar a entré le linge de la corde à linge… si il est à la maison, possible que oui, sinon, mon ligne comme moi, vont être mouillés.
17h15, le bus passe. Je m’assoie entre un étudiant et une vielle femme pas de soulier. Je somnole, le gars de l’autobus de réveille pour me faire payer mes 14 C$. Il essaye de me séduire en même temps…un autre! Arrivée à Somoto à 17h50, je marche vers la maison, mon parapluie à la main, bien contente que mon sac «Deuter» soit doté d’une capote et que mon ordi soit dans une pochette imperméable.
18h arrivée à la maison, le souper est prêt. Omar a cuisiné. Merci!!! Hay agua? Ca c’est la question qui tue… tous les jours… est-ce qu’il y a de l’eau!? Oui! Je mange, fait la vaisselle, prends une douche… chill un peu, essaie d’aller sur internet, le courant part pour l’instant d’une seconde, perd internet. Too bad! Plus d’internet pour la soirée.
Pas grand-chose à faire… je vais lire un peu… Ah tiens, la luz se fue… bon ben, je vais dormir alors. Je ferme toutes les portes et fenêtres à clés. Buenas Noches!

What is the economy like?

What is the economy like?Pour toutes les personnes qui s’intéressent à l’économie, à la pauvreté ou à la faim
Je vous l’ai déjà dit…Lisez bien ceci, mais cette fois, ce n’est pas moi qui le dit. C’est des faits. Des faits terribles, mais si vous ne compreniez pas encore ce que je ne suis venu faire ici… vous comprendrez que j’essaie de changer le monde. De changer quelque chose dans ce monde, que ce soit aussi peu (ou aussi incroyable!) que la vie de 150 familles du projet de café.
La pauvreté est omniprésente au Nicaragua.  Dans toutes les villes et dans toutes les zones, la majeure partie de la population vit dans la pauvreté et même dans la misère.  Plus de 50% de la main-d’oeuvre est en chômage, dans un pays où n’existe aucune couverture sociale pour les plus démunis.
Selon le programme du PNUD au Nicaragua pour 2008, 46,2% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.  Cette proportion s’élève à 67,9% dans les zones rurales.  Cette situation est allée en s’aggravant au cours des dernières années.  Au début d’avril 2008, l’Institut national d’information sur le développement (INID) du Nicaragua rapportait que, en comparant la carte de la pauvreté 2008 avec celle de 2001, on constatait que le nombre de pauvres dans le pays avait plus que doublé au cours de cette période, passant de 909,571 à 2,224,814. [1]

D’autre part, le Nicaragua est un pays agricole, avec un pourcentage élevé de la population (43%) qui vit à la campagne de la production agricole et de l’élevage. Or, toujours selon le PNUD, c’est là qu’on connaît les taux les plus élevés de population pauvre : près de 70% de la population rurale vit sous le seuil de la pauvreté, avec moins de 1$ par jour.

Bienvenue au Nicaragua, le pays des Volcans.


[1] Dans “El Nuevo Diario”, “Tendencia de la pobreza es empeorar”, 15 avril 2008

How can you live with only 20US$/day?

How can you live with only 20US$/day?To all of you who thinks that what you have is never enough
When I told you I would get paid (because I do get paid) 20US$ a day to work here, lots of you reacted like it was not enough. Let me explain you why I think you should rethink your statement.
1US$ = 21,3 C$ Money here is called Cordobas. And by the way, every week I get richer, because of the devaluation of the cordoba.
Financially, I live a pretty healthy life;
·         SUCO pays me 20US$/day. Every single day is paid, it does’nt matter if it’s Sunday or Monday, I get paid as a perdiem to feed me. No delays, no discussion. Thanks to Véro and Carmen, I get to money right on time, every time.
·         SUCO pays for our rented house. Our house costs 200US$/month. Here, it is a lot. I live in a palace.
·         SUCO pays for our bill; phone, electricity, internet and water.
·         SUCO reimburses 10US$ of celphone every months.
·         SUCO reimburses all my traveling cost attributed to work. (and work only) That means that every day, I take the bus to Palacaguina, the city where I work. About 1,50US$/day.
·         SUCO reimburses for installation cost such as knifes and cooking stuff
·         SUCO bought us bed clothes, shower clothes, this house is fully furnished.
What do I need more?
The worst thing of all is that, even if I go out to eat at the restaurant nearly every day for lunch and sometimes for diner, even if I drink beer as much as I want, buy Ron every weekend end, pays for a maid to clean the house and my clothes, even if I go out of town for three weekends in a row, including one to Corn Island, where everything is expensive, even if I buy CDs and Peliculas at the market, even if I spend all of this money, I finish the month with still 100US$ to spend. How can’t that be enough?
Let’s now see why I am rich here, richer than everyone else.
I Think that this table will make you realise how much I do have a lot of money and how much life is UNFAIR.
Salaires
US$/mois
C$/mois
US$/Jour
Mon salaire
600
12780
20
Salaire de mon Boss
350
7455
11,6666667
Salaire de BAC Université
250
5325
8,33333333



Salaire minimum légal
82,9577465
1767
2,76525822
Salaire moyen légal
126,478873
2694
4,21596244
Salaire min plus élevé
189,201878
4030
6,30672926
Bon salaire d'usine
225
4792,5
7,5

I earn nearly twice as much as my boss and something like 3 times something a «good salary». I earn 5 times the min salary in agriculture (and not the most little minimum salary – it depends of the industry).
So let’s see it this way, imagine that you live in your own country, let’s take Canada for this case.
Minimum salary would be 9,50US$/hour. Working 8 hours a day, 5 days a week, which is great compare to here (because here it’s more like 10-12 hours a day, 6 days a week). That makes about 1 520$/month.
So anyways, if we compare my salary, which is 5 times the min salary, I would earn in Canada like 47,50US$/hour, about 7 600US$/month, 91 200US$/year. Give back half of it in taxes... let’s say I still have 45 500US$ left. I am still not spending for: transportation, house, phone, electricity, water bills or internet. I live by myself and do not need to feed a family.
How do you feel? You still feel that 20US$/day is not enough? Go and tell that to 30% of the population who lives with less than 1US$ / a day.
I didn’t mean to make you feel bad for what happens here, but only to help you understand how I feel to live in such a world.
1US$/day will never be enough for anyone, but 20US$/day for only one person, who doesn’t need to feed a whole family, IS ENOUGH!

Si, ahorita, hablo español

Si, ahorita, hablo españolPor todos quien sabe hablar español. A mis amigos de HEC Les trilingues
Aprendí rápido! No teñí bastantes opciones… solamente menos tiempo para aprender todo sobre el café y mi Cooperativa. El problema estaba cuando yo necesité a hablar con otras personas. Normalmente, pude entender bien pero estaba más difícil de comunicar y expresar cual cosa que yo quiero decir.
Entonces, empecé a leer. Al inicio, leí informaciones que la cooperativa me di pero necesité a buscar una palabra cada 5 palabras en el diccionario. Escribí todos in mi diccionario de la calle  y cada mañana, cuando llegaba in el bus, estudiaba mis palabras… cada mañana… porque a la tarde, normalmente, después el trabajo, estoy muy cansada. Esta fácil de entender que después un día bien llena de palabras, estoy aburrida y la única cosa que yo quiero a hacer es dormir. Ejeje! La vida no es tanta mala. Rápidamente, yo pude leer paragraphes sin buscar en el diccionario. En los dos primeras semanas, creo que leí como 600 páginas de informaciones (incluyendo el estatuto general de la cooperativa!). Seguro, no me recuerdo todo pero aprendí el vocabulario. Y el vocabulario es muy importante para yo porque trabajo en una industria que nunca yo conocí.  Entonces, para demonstrar a ustedes que yo hablo español, aquí son hechos:
·         El 1-2-3 de septiembre (hace un mes de llegar in Nica) yo presenté mi trabajo en la conferencia de SUCO. Preparé la presentación power point y todo. También, yo escuché las presentaciones y conferencias que tenemos.
·         El 7-8-9 de septiembre, asistí  a una capacitación sobre la certificación del café. La Red de Café organizo este y los otras capacitaciones también. Fui a la capacitación sobre la captación de café (24 de Septiembre) a la reunión con los diferentes contrapartes en la cadena de café para facilitar la exportación (28 de septiembre).
·         Este mes, preparé une ficha para llenar informaciones sobre los productores y su finca y familia. Los datos servirán a trazar una buena idea de la realidad y evaluar los necesidades de los productores y productoras y evaluar el oferte total de café.
·         Fui in el Campo para llenar estas fichas con mi coordinador y los técnicos. Hice la entrevista sola con los campesinos. J
·         El 26 de septiembre, asistí a la Asamblea genérale de la cooperativa y entendí todos los estatutos finánciales.
·         Este semana, del 27 se septiembre, escribí mi plan de trabajo por SUCO. Con cada actividades que voy a hacer para lograr al excito del proyecto. Este documento tiene como 15 páginas!
Mira, no estoy diciendo que hablo perfecto, pero, creo que ahorita, puedo decir que yo hablo, entiendo, escribo y leo Español!

Traveling, working, learning or volunteering?

Traveling, working, learning or volunteering? Pour tous ceux qui m’ont souhaité bon voyage avant de partir.
C’est rien contre vous, c’est seulement que je ne suis pas vraiment ici pour voyager.  Bon, on pourrait argumenter sur ce que veut dire voyager… mais ca ne nous mènerait nulle part. C’est sur que c’est dur à concevoir, mais tant que tu n’as pas travaillé à l’étranger c’est dur de faire la différence entre un voyage et une expérience. Même moi je ne savais pas ce que je venais vraiment faire ici, je ne peux pas vous blâmer pour pas avoir su quand même. Alors, voyons voir, ce que je suis venu faire!
1-      Je suis clairement venu apprendre l’espanol, pas de surprise pour personnes. Je suis arrivée ici avec un pocito de espanol. Quelques cours en poche, merci UdeM, SUCO et ma prof d’espagnol de secondaire 2 mais surtout, une énorme motivation et une envie d’apprendre. À mon arrivée à Esteli, j’ai eu la chance de vivre une semaine avec Jack et Mag et de prendre 24 heures de cours d’Espagnol avec Maria à CENAC, l’école d’espanol. Mais bon, il ne suffit pas d’apprendre la grammaire et les verbes, il faut du vocabulaire et de la pratique. C’est avec cette idée en tête que je partie à la découverte du monde avec mon Dictionario de la calle, qui allait devenir mon meilleur ami. C’est un mini Notebook que j’utilise pour noter tous les mots que j’apprends, tous les jours. Alors, j’étudie, je parle, j’écoute, je lis, j’écoute des films, je vis en espanol. Ca m’aide. J’apprends vite et je suis bien motivée à revenir au Québec avec un espagnol assez bon pour pitcher. Si vous voyez ce que je veux dire… Challenge! Omar m’aide bien aussi, je  parle avec lui en espanol tout le temps. Ca a été dur pour lui de s’habituer au début… mais maintenant, quand il parle français, je le comprends pas. C’est pas une blague. Je le fais répéter genre 3 fois, je me fâche et lui dit de parler espanol.
2-      Clairement, j’aime voyager, mais ce n’est pas ce que je suis venu faire ici. Je ne dis pas que je n’ai pas fait quelques expéditions touristiques… et j’en ferai encore d’autres, mais des fds de 2 jours où on ne peut pas voyager de soir (remember?), ca rend les choses un peu plus difficiles. Anyways, Léon comme première expédition, Granada ensuite et Corn Island. Je vous en parlerai certainement d’avantage plus loin.
3-      Travailler ou faire du bénévolat? Mon travail est un mélange de Solidarité, d’Union et de Coopération. Ca c’est SUCO. Vous trouvez que ca sonne comme du bénévolat? Et bien détrompez vous! Oui mon stage vise à développer des communautés et améliorer la condition de vie des gens. Oui je pense pouvoir faire une différence dans la vie des producteurs et productrices de café mais je ne crois pas que ce soit du bénévolat. Oui c’est subventionné par ACDI (programme PSIJ) et oui c’est des partenaires sans but lucratifs avec lesquels je travaille mais ce n’est pas du bénévolat parce que je suis payée. Et assez bien payée merci.
Alors pour ceux qui se demandaient encore, je suis ici pour faire travailler en collaboration avec des organismes et des gens qui pourront bénéficier de mes connaissances et de mes aptitudes. Mais je suis surtout ici pour apprendre de la vie, apprendre des gens, apprendre à vivre différemment, apprendre à travailler avec des ressources différentes. Je suis à l’école de la vie! Jamais j’aurais cru pouvoir accomplir et apprendre autant sur moi-même, sur la vie, sur la culture et sur les autres que dans le dernier mois et demi passé ici.

Never take it for granted

Never take it for grantedTo all of you who think that can live from fresh air, sun, water and love
Here, it’s a different world. What you would normally take for granted back home, shouldn’t be taken for granted here.
Basic stuff such as:
·         If the toilet doesn’t flush, it has to be broken.
·         If the current goes out for a bit, someone in this town will fix it.
·         The people you love will always love you
Who would think one day that the toilet wasn’t broken? Who would have tough that there was simply no more running water in town? And who would think that this situation could last up to 3 days? Not me. Sure, I had been told so. But as you know, no word can really express what you experienced.
Here, in Somoto, one day out of two, we run out of water. Most of the days, we do not have running water during day time, only at night and early morning. I asked why (still using good advices). Someone told me about the pump. Something happens when it rains a lot so they close de valve to stop the dirty water to come in. And you know, it’s rainy season, so it rains a lot. Others said that the people who use too much water don’t get to have some all of the time; punishment I guess. Other people tend to think that Dios Save. I don’t know why there is no water when I am sweating like a pig, coming back from hard day of work. The only thing that I know is that, we, North American people, take things such as water and electricity for granted.
Who would think that they would actually love to wash the dishes because it stinks so much? Impossible, there is no water! Anyways, we prefer to save some for drinking. Who would think of washing themselves outside, in the garden, with a little recipient of water? Only a few of you would think that it is normal to wonder if you will have water tonight when you will be back from work, but for me, it’s daily basis.
You know, it’s not as bad as it looks like. Hot water shower was never my favourite anyways. We do have a reserve of water outside... it’s not really big you know, but it helps us out when the tap water is gone. The only problem is... when we were not home to fill the tanks the only couple of hours that the water came back. So we pasted another couple of hours wondering if we would be able to take a shower today, or tomorrow?
Just so you have it straight, it’s the same thing with electricity. Nearly everyday La luz se fue. There is not much to do. The only reason why I am saying that is to let you know that I am not taking your friendship or love for granted. It’s nothing personal when you think I hung up on you. Rather the power is off, again! Rather the water came back for God knows how long... so I decided to wash dishes, myself and fill in the tanks.  It’s not that I didn’t want to answer your facebook message or that I do not value the time that we talk on skype, it’s only that there was something more basic to take care of.
I know that I should not take your love or friendship for granted, sometimes I feel like I did and I am sorry.
Neither should love, water and the power be taken for granted.