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samedi 2 octobre 2010

Always ask why

Always ask whyPour tous ceux qui croient que j’aime mieux l’aventure que la stabilité
Après une journée de travail écourté par la coupure de courant, j’arrivais à Esteli pour rejoindre les filles (Mag et Jack) pour prendre le bus vers Managua, pour faire un changement à San-Isidro pour un autre bus vers Léon. Départ d’Esteli, 17h. Ici, il fait noir à 18h. Le voyage devrait prendre à peu près 3 heures pour arriver à Léon. Rappel : Il est interdit de voyager quand il fait noir. Faites les déductions nécessaires!
17h50, la nuit est tombée. C’est le temps de transférer de bus. Après avoir sorti du bus à San-Isidro pour se rendre compte qu’on était au milieu de nul part, qu’il faisait vraiment noir et qu’il y avait pas grand monde, j’ai voulu savoir à quelle heure passait exactement le bus pour Léon, alors j’ai demandé au chauffeur en sortant. Réponse : à 5h00 am! Il n’y a pas de bus après 17h30, damn! On remonte donc instinctivement dans le bus, seul endroit qui nous parait safe pour l’instant. Mais ce bus va a Managua, vraiment pas à Léon (4hrs de bus de Léon). Rappel : on se promène pas à Managua, surtout pas en sachant pas ou aller ni où dormir; c’est dangereux. On doit aller à Léon. On va prendre un taxi pour Léon, ca doit pas être si loin! C’est alors qu’on sort de l’autobus pour se retrouver 3 filles, seules au bord de la route noire. Pas beaucoup moins dangereux… On cherche un taxi, impossible. Il y a juste personne sur la route… quand un miracle nous apparu : Une voiture de taxi. Mais où est le chauffeur? Ah! Assi à un comedor en train de boire sa deuxième cerveza (pas une cervecita là…). On lui demande de nous emmener à Léon. Il ne veut pas, il fait noir, c’est dangereux. Mais on a l’air désespérées alors il accepte en nous faisant payer le prix exorbitant de 900 C$ (45US$), 300 chaque.
Départ de San-Isidro vers Léon 18h. Son ami vient avec lui, clairement pour l’empêcher de s’endormir. 15 minutes plus tard, un cochon pop up dans la rue noire. On manque frapper le cochon. Tout va bien, le chauffer a évité le tout. La caraterra est pas bien belle; nids de poules, éboulements de terrain, ruisseaux, tout y est… Ici, on roule au milieu de la rue pour se remettre dans la voie de droite quelques mètres avant de rencontrer un camion qui va dans le sens inverse, c’est normal, tout le monde fait ça. Mais là, il fait assez noir alors ca fait freak out un peu, et j’avais oublié de vous dire, les ceintures n’existent pas ici. Mais non, tout va bien, on écoute du beat américain pas mal fort et on chante avec le chauffeur sur Guns & Roses. C’est presque pas stressant… de toute façon, c’est juste 2 heures de  route de taxi… 10 minutes plus tard, BAAAGN! Le pire bruit de fracas sur la voiture, de la lumière comme un éclair, la musique arrête soudainement. Le monde arrête de tourner. Une roche vient littéralement de tomber sur la voiture. Ou on vient de frapper une roche. Je ne sais pas. Sur la voiture, ou le pare-brise de la voiture, ou sur la portière… coté passager en tout ca. Tout ce que je sais, c’est qu’on n’a pas de signal de cellulaire, personne ne sait ou on est. On est avec deux étrangers un peu chauds, dans une voiture qui tombe en morceaux, sur le bord de la route noir, enter Sin-Isidro et Léon. La voiture redémarre.
Les règles ne sont pas faites pour être défiées. Les conseils sont faits pour être écoutés. Quand on m’a dit de ne pas voyager de soir, je croyais que c’était parce qu’il y avait des mauvaises personnes sur les routes. Pas qu’il y avait personne sur les routes et que personne ne roulait sur les routes le soir parce que ce sont les routes elles-mêmes qui sont dangereuses.
Faire la différence entre une règle et un conseil. Ici, toute règle a sa raison d’être et il y a seulement des bons conseils.
Quelqu’un m’a un jour donné un conseil : ALWAYS ASK WHY!
Merci Guillaume

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