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samedi 2 octobre 2010

Buenas dias, Buenas Noches

Buenas dias, Buenas Noches. Une journée typique dans ma vie.Pour ceux qui ont habité, travaillé ou étudié avec moi. Pour ceux qui me connaissent.
Entre 3h30am et 6h00am… je me réveille, tous les matins. Est-ce que c’est parce qu’il y a du bruit, non. Est-ce qu’il fait chaud? Pas vraiment. Froid? Non plus, j’ai mon ventilateur si il fait chaud et ma couverte si il fait froid. La lumière du soleil peut-être? Non plus… quand j’étais a Esteli, j’avais une fenêtre. Mais à Somoto, j’ai pas de fenêtre. Je n’ai pas vraiment de raison pour me réveiller si tôt. Seulement, je suis réveillée, tous les matins. Je reste dans mon lit, je tourne en rond, vers 6h00, 6h30 je me lève, je me demande si il y a encore pas d’eau. Je vérifie, si il y en a, je suis contente, une belle journée de travail à venir, je prends ma douche, brosse mes dents, flush la toilette, déjeune, m’habille, me rebrosse les dents (il y a de l’eau!), je lave la vaisselle, je mets du mascara, je remplie ma bouteille d’eau, mets dans mon sac mon ordi, ma bouteille, mon cellulaire, mon parapluie, 150C$, et je referme le cadenas du portique derrière moi, et je suis partie pour la victoire.
7h35, je marche vers l’arrêt d’autobus. Marcher vers l’arrêt d’autobus peut paraître banal. Mais croyez moi ce ne l’est pas. Je dois affronter tous les matins la même chose; Buenas señora, chavala, guapa, bella, chica, Nina, presiosa, princesa, linda… tous les noms possibles. Vous savez ce que j’ai mis ce matin, rien de différent : une paire de Jeans bleu, des sandales Colombia beige pas sexy du tout, un t-shirt ben normal (pas de camisole où on voit les épaules ou les seins…nenon rien de ça!) Des fois, j’ai même un chandail à manche longue. Rien à voir avec les mini-jupes, les short-shorts ou même les short-long. Rien à faire, c’est tout le temps la même chose. Si je suis de bonne humeur, je répond à leurs sifflements par un Buenas!, si non, je marche et ne leur porte pas attention. Habituellement, leur dire Buenas les surprend et les fait taire. J’aime surprendre les hommes ou soutenir leurs regards, ils se taisent.
7h50, arrivée à la station de bus, je  m’assoie dans le bus et attends le départ. Contrairement à ce qu’on peut penser, les bus sont jamais en retard ici, dès fois même, ils sont en avance. Départ pour Palacaguina à 8h00am. Paye à mon ami le collecteur d’argent qui s’étonne à chaque fois de me voir encore dans le même autobus. Après lui avoir expliqué je j’habite à Somoto et que je travaille à Palacaguina, il me demande pourquoi j’étais pas dans le bus la veille? Dépendamment de ce que je faisais, je lui réponds : Fui in Ocotal por una capacitacion, fui al campo, fui a Corn Island, fui a Esteli… Je sors mon diccionario de la calle ou mon livre sur l’agriculture, ou mon livre sur le café, et je lis.. en espanol bien sûr!
8h30, j’arrive à Palacaguina, je guette le bon moment pour me lever, je vois la pancarte Claro sur le coin, ca y est, Permiso, disculpe, permiso, encore de la misère à sortir. Mais le chauffeur connait mon coin (c’est pas vraiment un arrêt, c’est juste un coin, la Parada d’autobus est plus proche du parc). Je marche 45 secondes vers la coopérative. Le gardien attend à l’entrée avec son drôle de gun, m’ouvre la grille et ensuite la porte. Gracias! Je dis bonjour à tous le monde dans le bureau en entrant, Buenas Dias, je raconte ce qu’il y a de nouveau…. Je placote, socialise… ça fait partie de l’intégration dit-on!
8h45, je m’installe avec mon ordi sur le coin de la table…. C’est l’endroit le plus confortable que j’ai trouvé dans la Oficina. Il y a un ventilateur! Je travaille dans la même pièce que mon Coordonateur de projet, Dani, et les deux techniciens, Edgar y Nestor. Dani me dit qu’on va parler de la présentation à faire au CA ce matin, on présente cet après midi. D’accord. Je sue, pas à cause de la présentation.. mais juste parce qu’il fait chaud et que je suis en jeans. J’ai chaud quoi. Plus tard il me dit qu’on va parler de la chose plus vers 11h. Et finalement vers 13h, après el almuerzo.  C’est pas grave, de toute façon je suis bien occupée, je travaille, je lis, j’écris une fiche, je trouve une info intéressante, je l’envoie à l’équipe, je recalcule le prix des certificateurs…  j’ai pleins de choses à faire, c’est pas ça qui manque.
12h, Almuerzo, je sors de la Coopérative. Je marche vers le Comedor chez Gloria. Je m’assoie au bar, ou à la table en plastique du bar, ou à la petite table cute dans le resto, où il fait plus frais. Je fais la conversation avec le serveur. Ils sont bien sympathiques ces gens. Les assiettes sont grosses et pas chères, mais il n’y a jamais bien de choix… C’est pas mal tout le temps du poulet, du biftek, ou des croquettes de poulet. Il m’est arrivé une fois d’avoir de la soupe. Je mange en ajoutant beaucoup de limon, J’adore le limon ici. Je paye mes 65C$ (3 US$), et je retourne travailler.
13h15, toujours personne au travail, Dani arrive vers 13h30. La présentation est à 14h. Mais elle aura peut être pas lieu… L’après midi passe, comme le matin. Finalement, le conseil d’administration n’est pas venu. Je travaille encore assidument, j’apprends, je cherche des mots sur wordreference.com… vive internet!
16h10 je range mes choses, je dis au revoir à tout le monde… Je pars tôt je sais. Mais j’ai pas le droit de voyager quand il fait noir… (c’est la règle) et le bus d’après est dans une heure… et si je prends le bus de 17h30, j’arrive à Somoto quand il fait noir, et c’est pas bon ca! Mais bon, une fois sur deux, je sors de la Coop, je marche vers l’arrêt par le chemin qui me permet de voir l’autobus si il passe…  mais non! Encore une fois, j’ai manqué l’autobus. Normalement, il passe vers 16h19. Mais comme je vous disais, il est jamais en retard, seulement en avance, alors je l’ai manqué. À quoi bon sortir du travail à 16h10 si je dois attendre le prochain bus pour Somoto à 17h15. Alors j’attends. Des gens random viennent me parler, des femmes, des chauffeurs de taxi, des vedeurs de trucs… habituellement, il commence à pleuvoir entre 16h45 et 17h30. Juste quand j’attends l’autobus. Je me demande si Omar a entré le linge de la corde à linge… si il est à la maison, possible que oui, sinon, mon ligne comme moi, vont être mouillés.
17h15, le bus passe. Je m’assoie entre un étudiant et une vielle femme pas de soulier. Je somnole, le gars de l’autobus de réveille pour me faire payer mes 14 C$. Il essaye de me séduire en même temps…un autre! Arrivée à Somoto à 17h50, je marche vers la maison, mon parapluie à la main, bien contente que mon sac «Deuter» soit doté d’une capote et que mon ordi soit dans une pochette imperméable.
18h arrivée à la maison, le souper est prêt. Omar a cuisiné. Merci!!! Hay agua? Ca c’est la question qui tue… tous les jours… est-ce qu’il y a de l’eau!? Oui! Je mange, fait la vaisselle, prends une douche… chill un peu, essaie d’aller sur internet, le courant part pour l’instant d’une seconde, perd internet. Too bad! Plus d’internet pour la soirée.
Pas grand-chose à faire… je vais lire un peu… Ah tiens, la luz se fue… bon ben, je vais dormir alors. Je ferme toutes les portes et fenêtres à clés. Buenas Noches!

2 commentaires:

  1. HAHA! Se fue la luz! Ta phrase préférée maintenant que tu habites à Somoto! Cool to blogue ;) Est-ce que tu prends du temps pour voyager un peu pour toi?? Es-tu allée au canyon de somoto? J'ai bien aimé cet endroit moi ;)!! Have fun!

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  2. Tu es comme la belle gazelle des marocains...homme recherche femme étrangère pour quitter le pays...j'aime ton style d'écriture...de plus ça me donne une bonne idée de ce que tu vis au quotidien. Tu t'installe dans la routine nicaraguanne ou guenne. Tu me fais rire, j'aime bien rire.

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